Exercice en solo
Vous exercez en solo, sans la moindre assistance officielle, ni au fauteuil, ni au secrétariat, ni en stérilisation, ni en salle de soins. Cette situation vous convient, mais vous commencez à vous interroger sur sa pérennité en fonction de l’évolution constante des pratiques médicales de votre profession et des pratiques managériales en vigueur dans les cabinets dentaires.
Vous vous demandez comment faire autrement et mieux, sans entacher l’image de votre cabinet, ni prendre le risque de modifier votre mode de fonctionnement sans la maturation nécessaire à l’actualisation de tout projet de développement professionnel.
Ou bien, comme c’est plus souvent le cas, vous craignez que le métier de chirurgien-dentiste employeur ne se révèle être un fardeau plutôt qu'un atout. De tous les propos qui tendent à promouvoir la délégation des tâches au sein d’un cabinet dentaire, aucun ne vous a jusqu’à aujourd’hui suffisamment convaincu. Vous connaissez aussi certains confrères qui se sont heurtés à tellement de difficultés avec leurs assistantes (motivation, insuffisances professionnelles, démission, licenciement, prud’hommes…) que pour rien au monde vous ne prendriez un tel risque.
Les pratiques régulières de management ne sont elles-mêmes que le pendant des mutations structurelles et conjoncturelles constantes de l’exercice professionnel des soins dentaires. Par ailleurs, ces mutations sont, à l’évidence, bien plus rapides dans le secteur odontologique que dans toute autre pratique médicale. Il faut donc impérativement conduire ce changement, et ne pas en être l’acteur passif et impuissant, contraint et forcé de s’y adapter.
Pour toute ces raisons, je mets mes compétences à votre disposition, non pas pour vous convaincre qu’il faut nécessairement passer de l’exercice en solo à celui de chirurgien-dentiste employeur, mais pour étudier toutes les pistes possibles qui vous permettront de briser les freins qui vous empêchent éventuellement de répondre à vos propres exigences de réalisation professionnelle. Une intervention de conseil en management odontologique auprès d’un praticien exerçant en solo ne débouche pas systématiquement sur un plan d’accompagnement managérial, si le praticien n’en fait pas la demande expresse ou si tout simplement il s'avère qu'il n'en a pas besoin.
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Vous en avez assez d’entendre dire que l’on peut faire des
« affaires » dans les soins dentaires en réduisant son temps de travail de manière drastique ou bien en se démenant pour produire et faire du chiffre jusqu’à se gausser d’être l’ « homme d’affaires » du mois.
Il est temps de se détacher de l’influence néfaste de tous ces poncifs et discours réducteurs
qui à l’évidence ne tirent pas la profession vers le haut, mais bien au contraire, vous empêchent de vous adapter à la nécessaire évolution des pratiques managériales des cabinets dentaires.
Vous ne souhaitez qu’une seule chose : exercer votre métier dans des conditions profitables de travail et mieux servir vos patients, en apprenant à déléguer en toute sécurité et fiabilité certaines tâches de travail à du personnel qualifié ou à former.
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Code de déontologie des métiers du Conseil
Toute intervention de conseil doit impérativement proscrire toute ingérence dans la vie privée ou personnelle des praticiens exerçant en solo, et les prémunir de toute influence dans la gestion des préconisations thérapeutiques faites au patient.
Il est aussi vivement déconseillé à un praticien d’accepter le mandat d’un quelconque prestataire de services, si ce mandat nécessite pour le requérant de devoir contracter un prêt financier important pour en effectuer le règlement, d’autant plus si ce prêt implique pour le praticien le risque de devoir faire l’économie de la Qualité des services qu’il doit à ses patients. Dans une telle configuration, le mandataire se doit de refuser la mission, en toute connaissance de cause et bonne conscience professionnelle.
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